Georges Tzakos

La ville affiche sur ses murs les traces d’évènements éphémères : concerts, spectacles, manifestations offerts au regard du passant comme une invitation à sentir l’énergie, à faire partie du mouvement et de la vie de la cité. Je suis moi-même un passant qui prend son élan pour décoller des affiches les jours de pluie. De passant je deviens alors passeur d’histoires lorsque dans mon atelier, j’essaye d’en détourner les codes, les messages ou l’esthétique pour créer d’autres récits. J’ai utilisé de l’énergie créative dans le cadre de mon travail d’infirmier auprès de personnes souffrant de troubles psychiques. Autodidacte, ce n’est que récemment que j’ai développé une activité créative personnelle. Je travaille sur des supports en bois souvent récupérés dans la rue sur lesquels je fixe des affiches, des photos de magazines ou des journaux. Souvent, je rajoute de la peinture acrylique pour donner corps à mes compositions qui restent assez influencées par l’art brut, le street-art et la bande dessinée…